L'audit de surveillance Qualiopi est le contrôle intermédiaire réalisé par l'organisme certificateur environ 18 mois après l'audit initial, dans le cadre du cycle de certification de trois ans. Il vérifie que l'organisme de formation ou le CFA continue de respecter les exigences du Référentiel National Qualité après l'obtention initiale de la certification.
Contrairement à l'audit initial, qui porte sur la mise en place des processus qualité, l'audit de surveillance vérifie leur application effective dans la durée, à travers les preuves accumulées depuis la première certification.
Beaucoup d'organismes concentrent leurs efforts sur l'audit initial et relâchent leur vigilance ensuite, alors que l'audit de surveillance porte un jugement sur la continuité réelle des pratiques qualité, pas seulement sur leur existence théorique au moment de la première certification. Un centre qui a mis en place des procédures qualité sans les maintenir activement risque une non-conformité lors de l'audit de surveillance, alors même que l'audit initial s'était bien passé.
La collecte continue de preuves entre l'audit initial et l'audit de surveillance constitue la meilleure préparation : enquêtes de satisfaction régulières, mise à jour des supports de communication, suivi documenté des réclamations et des actions correctives. Un logiciel de gestion CFA qui centralise ces données facilite grandement la constitution du dossier au moment de l'audit.
Maintenir la collecte de preuves active pendant tout le cycle de certification. Ne pas attendre l'approche de l'audit de surveillance pour reprendre la documentation qualité.
Suivre les évolutions réglementaires survenues depuis l'audit initial. Le référentiel peut évoluer entre deux audits, comme en 2026 avec le passage à 33 indicateurs.
Traiter les remarques ou réserves formulées lors de l'audit initial. Un point noté mais non corrigé depuis l'audit initial est un motif fréquent de non-conformité lors de la surveillance.
Programmer l'audit de surveillance suffisamment en amont de l'échéance des 18 mois. Un délai trop serré limite la marge de correction en cas de non-conformité identifiée.
Environ 18 mois après l'obtention de la certification initiale, dans le cadre du cycle de certification de trois ans.
La certification peut être suspendue si une non-conformité majeure n'est pas levée dans les délais fixés par l'organisme certificateur, ce qui entraîne l'arrêt de l'accès aux financements publics et mutualisés.